De la pratique occasionnelle de la retraite spirituelle

Dans de nombreuses voies, les retraites spirituelle avait pris la forme d’un isolement dans des solitudes de la nature, à l’exemple des retraites du Prophètes (B et S) dans la caverne du Mont Hira.

Si, en effet, le souvenir de Dieu est l’aspect positif ou céleste de tout mysticisme, son aspect négatif ou terrestre est le renoncement à tout ce qui est autre que Dieu. Le Prophète (B et S) a, en effet, dit : « sois en ce monde comme un étranger ou un passant. »

Or, une aide des plus puissantes pour obtenir la permanence de cette retraite intérieure est l’isolement corporel qui, sous une forme ou une autre, de façon constante ou temporaire, est une caractéristique de presque tous les ordres contemplatifs.

Notre vénéré Cheikh Ahmad Tidjâni a lui aussi introduit, comme élément de sa méthode, la pratique, non pas constante, mais temporaire ou occasionnelle de la retraite spirituelle (ou khalwa), puisque, comme nous l’avons dit, sa tariqah se pratique en vivant au sein de la société.

La retraite joue un rôle important dans la voie Tidjâniyya Sayyidi Ahmad Tidjâni et ses éminents successeurs comme Sayyidi Muhammad Al-Ghali s’y adonnaient. Cheikh Umar Futuyu lui-même, au plus fort de ses actions guerrières, faisait retraite avant de prendre ses décisions.

Plus généralement, il est recommandé de se recueillir chaque fois qu’une décision importante doit être prise.

La durée de la retraite est fonction de la décision à prendre.

La retraite favorise la méditation et facilite l’accès à la première étape de la purification qui conduit à la gnose.

Nous traiterons successivement de son fondement scripturaire, de ses conditions et des ses remémorations et enfin de quelques types de retraites dans la voie tidjâniyya.