Nous commencerons par préciser qu’elle n’est pas, loin s’en faut, une voie pour l’acquisition des dons de voyance et de miracles, car cette préoccupation se fonde sur le « moi » et engendre, chez le disciple, la dissipation qui l’éloigne de Dieu. Et d’ailleurs, le Seigneur Très Haut ne donne pas en général de tels pouvoirs à ceux qu’Il aime et n’en donne pas du tout à ceux qu’Il affectionne particulièrement.

De tels pouvoirs, sont, au contraire, bien souvent source de perdition à cause des vanités qu’ils suscitent chez le disciple, sous l’influence de Satan. Alors que celui qui pratique le « wird » de la tariqah doit être sincère et désintéressé, mû uniquement par l’amour de Dieu et Son service exclusif, comme nous le verrons plus loin, celui qui est à la recherche de l’acquisition des dons de voyance et de miracles est intéressé puisqu’il est avant tout au service de son « moi », de ses désirs, qu’il en soit conscient ou non et risque d’être le jouet du diable lorsqu’il récite les litanies ou encore lorsqu’il entre en retraite sans la surveillance d’un maître.

A cause notamment des dangers que lui font courir Satan et son « moi » (ses désirs), tous les maîtres authentiques mettent en garde leurs disciples contre le désir d’obtenir les dons de voyances et de miracles.

A leurs yeux ces dons sont comparables à la menstruation pour les hommes ou encore aux jeux d’enfants, car les dons de voyance ou de miracle n’ont jamais été un critère décisif de sainteté. Abû Yazid à qui on faisait observer qu’un tel peut se rendre à la Mecque en une nuit, répondit que le diable tout maudit qu’il est, relie l’Orient à l’Occident en une heure ; et quand on lui dit encore qu’un tel marche sur l’eau et un autre vole dans les airs, il répondit : les oiseaux volent dans les airs et les poissons nagent dans l’eau. En vérité, le plus grand miracle que l’homme puisse accomplir c’est de se corriger de ses défauts et de devenir un homme vertueux, la grâce divine aidant. On ne peut devenir vertueux sans la sincérité de l’intention, sans quoi, on risque d’être le jouet de Satan qui peut revêtir diverses formes : il peut se présenter sous l’aspect de gens pieux ; ou bien souvent, sous l’aspect d’animaux, tel un chien noir ou un loup. Mais le diable ne peut prendre l’aspect du Prophète (B et S), ainsi, que nous l’avons dit plus haut ; il ne peut pas non plus prendre l’aspect du Cheikh qui est un héritier du Prophète.

Ainsi tant qu’on n’a pas purifié son intention, on put être victime du diable qui peut revêtir toutes ces formes.

Le Cheikh authentique a notamment pour rôle de faire connaître les différents aspects du diable, sa manière d’agir, ainsi que les points faibles auxquels il s’attaque de préférence. C’est en ce sens que certains maîtres disent aux disciples de : « celui qui n’a pas Cheikh a le diable pour Cheikh ».

La pratique de certaines vertus peut aider à décourager le diable et à l’empêcher de porter atteinte aux bienfaits de la foi et de retarder l’ascension du disciple vers les sommets de la gnose.

Ces pratiques sont notamment : la droiture et la sincérité en toutes occasions, l’humilité malgré l’acquisition de certaines qualités, le fait de toujours se considérer comme imparfait et de s’appliquer à se parfaire, la confiance en Dieu, la patience vis-à-vis du but à atteindre et la pensée de la mort, etc.
Il est d’ailleurs plus utile pour certaines personnes de ne pas avoir des visions, de ne pas percevoir les merveilles du Dieu Très haut, les lumières et les formes de l’invisible ; si elles les voient et le contemplent, cela leur cause un préjudice. Ne te plains donc pas de vision. Dieu dit : « Il se peut que vous ayez l’aversion pour une chose et elle est un bien pour vous » (II, 216). Il y’a, en effet, tant de prières qui causent la perte et la morte, et le Dieu Pur ne les écoute pas, à cause de sa miséricorde.

La grandeur des saints ne consiste donc pas en la vision des merveilles et de l’invisible ; les démons voient cent mille de ces choses invisibles et merveilleuses, alors que l’homme ne les perçoit pas. Dans la nuit noire, le chat voit tout, et le chien annonce la mort du voisin et par avance devine cet événement.

Si le saint unit à Dieu voit de telle choses, c’est à raison de sa sainteté et non parce que la vision de ces choses implique la grandeur et la sainteté. Dieu, le Très Haut, qui est juste, offre nécessairement en échange un don à celui qui Le sert et qui supporte des peines. La sainteté et la pauvreté sont en dehors de cela. Pour ceux qui sont unis à Dieu, la sainteté est la vision de Dieu ; et pour celui qui l’a obtenue, quelle valeur pourrait présenter toutes ces choses ? Le propre d’une telle personne est de ne pas désirer de telles choses, car elle voit et elle sait : elle a vu l’origine et elle n’a pas de penchant pour ce qui est secondaire.

Il faut insister sur le fait que la recherche des visions et des miracles est vaine et dangereuse. En tout état de cause c’est Dieu qui accorde les visions à qui Il veut et au moment qu’Il juge opportun. Et le plus souvent au moment où l’individu s’y attend le moins, occupé qu’il est à Le servir exclusivement.

A cet égard, les commentateurs exotériques disent que le sens du verset coranique : « Lorsque viennent le secours de Dieu et la victoire » (CX, 1) est le suivant : « O Muhammad ! Quand tu verras les gens arriver groupe par groupe, les uns à la suite des autres, et se faire musulmans, cela attestera que Ta fortune est parvenue à son apogée.
Ils viendront sans que tu aies besoin de faire la guerre ni de fournir les efforts. Cela sera le signe que ton heure est venue. Car ensuite, il ne sera plus nécessaire qu tu appelles les hommes vers Dieu. Sans que tu fasses des efforts, cela arrivera. Ta présence en ce monde ne sera plus indispensable. »

Mais certains chercheurs de la vérité, sans contester ce sens exotérique disent que le verset concerne ésotériquement celui qui s’adonne au combat spirituel. Au commencement, il accomplissait des efforts et d’innombrables mortifications et dépensait ses forces corporelles dans la voie de Dieu pendant des années jusqu'à des années jusqu’à ce que, après tant de luttes et de peines, lui apparaissent quelques signes du monde invisible. Et, au moment où il vieillit et s’affaiblit, et où toutes ses forces ont été dépensées et où l’espoir l’abandonne, il a, à chaque instant, des visions merveilleuses de l’au-delà. Dieu le Très Haut lui adresse alors cet appel : « O mon serviteur ! Vois tous les moyens ont disparu. Mais Nos dons arrivent l’un après l’autre, cent mille fois plus grands. Demande pardon de la pensée que cela était dû à tes propres efforts, et sache que tout provient de Nous et que tout le reste n’est qu’apparence. »

Les visons sont donc le fait de Dieu qui les donne à qui Il veut.

Après avoir précisé que la voie tidjâniyya n’est pas une voie pour l’acquisition du don de voyance et de miracle nous montrerons qu’elle est une voie d’amour en ce sens  qu’elle implique la recherche de Dieu, pour Lui seul, d’une manière désintéressée ; l’attachement du cœur avec le souci constant de Sa présence ; le recours à Dieu, dans l’action comme dans le repos ; la lutte contre la dissipation dans les moments de concentration spirituelle ; la dévotion sincère à Dieu avec la pleine conscience de notre faiblesse et de notre impuissance à satisfaire les droits du Seigneur ; la paix du cœur en tout lieu et en tout temps ; le repentir et la demande de pardon de ses fautes ; la purification de l’âme de toute passion (par l’élimination de l’obscurantisme) et le rejet de toute vanité) pour qu’elle puisse recevoir et supporter le secret.

Le renoncement aux vanités ne peut se faire que si l’âme devient honnête ; vertu qui était la caractéristique des gens des trois premiers siècles de l’islam, foncièrement attaché à Dieu et à son Prophète ; ce qui rendait l’initiation inutile à cette époque d’or puisque les âmes et les esprits étaient purs et qu’il suffisait, pour que le disciple reçût l’illumination, que le Cheikh lui soufflât quelques mots à l’oreille. Les trois premiers siècles, qui sont considérés par la tradition comme les meilleurs siècles, étant révolus, puisque les esprits commencèrent à s’attacher aux choses d’ici-bas et cherchèrent à satisfaire les passions et les plaisirs, la purification de l’âme ne pouvait normalement se faire que par l’intermédiaire d’un Cheikh (maître) authentique.

Le maître éclairé qui voudrait, dans ces nouvelles conditions, éduquer son disciple attaché aux vanités de ce monde, préoccupé à assouvir ses passions, l’esprit prêt à se laisser mener par les distractions, les erreurs et les mauvais instincts, devrait ordonner au disciple la récitation des remémorations pour écarter les paroles mauvaises et inutiles ; la frugalité dans la nourriture pour diminuer les vapeurs du cerveau, et, par suite, affaiblir les passions. Par de tels exercices l’esprit peut s’attacher de nouveau à Dieu et à Son Prophète, ainsi l’âme retrouve sa pureté et devient capable de supporter le secret.

De nos jours où la vérité se confond avec l’erreur et la lumière avec l’obscurité, la situation s’est dégradée un peu plus avec l’existence de charlatans qui prétendent indûment initier des disciples en les faisant entrer en retraite dans un but contraire à la Volonté divine, contribuant ainsi à discréditer les voies spirituelles authentiques aux yeux du profane.

Alors que l’âme cherche pour sa satisfaction le « Kashfou » et les visions en entrant en « Kheulwa » (retraite spirituelle) et peut ainsi devenir le jouet de Satan, le disciple tidjâni, lui, recherche Dieu par l’adoration sincère en se préoccupant essentiellement de l’amour de Dieu, se Son Prophète et de Cheikh Ahmad Tidjâni.

L’ouverture (fath) ne peut avoir lieu que lorsque toutes les pensées du disciple seront orientées exclusivement vers le Seigneur ; lorsque le disciple toujours se repente et demande pardon à Dieu, purifiant tout son être de tout péché pour être à même de porter les secrets de Dieu. Cela n’est possible que lorsque le maître aide le disciple à lever tous les obstacles qui l’empêchent de suivre la voie de Dieu.

L’extrême perfection du serviteur et que l’amour de Dieu prévaut en son cœur, l’emplit tout entier. L’Envoyé de Dieu (B et S) disait qu’il n’est pas de foi vraie, tant que l’amour de Dieu et de Son Prophète ne l’emportent pas sur tout autre. Il définissait la foi comme « l’amour qu’on a pour Dieu et pour l’Envoyé de Dieu » et il ajoutait : « Personne parmi vous ne sera vraiment croyant tant qu’il ne m’aimera pas plus que son père, son enfant et tous les autres hommes » (Bukhari et Muslim). Il répétait sans cesse cette prière : « O Dieu, nourris-moi de Ton Amour, de l’Amour de celui qui T’aime et de l’amour de ce qui m’approche de Ton Amour.»
Lorsque l’amour est parfait, le bonheur et le repos dans l’autre monde aussi le sont.

Il faut que le serviteur soit constamment avec Dieu pour atteindre la perfection. Lorsqu’il est sans cesse avec Dieu, s’il prie, égrène le chapelet, il le fait avec la présence du cœur ; et s’il donne l’aumône, il donne avec sincérité, Tout acte de dévotion sans la présence du cœur est une forme sans âme qui n’a pas de valeur. Celui qui, chaque jour de son existence, effectue des milliers de prosternations, mais avec le cœur ailleurs,’a rien fait. Le seul chemin qui conduit à la présence du cœur est l’amour de Dieu.

C’est en ce sens que la Voie Tidjâniyya est une voie d’amour.

L’amour, c’est donner la préférence à l’Aimé et être en accord avec Lui, c'est-à-dire Lui obéir dans ce qu’Il a ordonné, s’abstenir de ce qu’Il a condamné et accepter ce qu’a décidé et prédestiné.

Dieu dit :
« Prophète), dis : « Si vos pères, vos enfants, vos frères, vos épouses, vos proches, les bien que vous avez acquis, un commerce pour lequel vous redoutez le déclin, des demeures qui vous satisfont vous sont plus chers que Dieu, son Prophète et la lutte pour Sa cause, alors attendez que vienne l’ordre de Dieu, car Il ne met point les pervers dans la bonne voie. » (IX, 24).

Ce verset nous montre que l’amour de Dieu ne peut qu’être intégral, perpétuel, absolu. Il dépasse et surpasse tout. Ni l’affection qu’on porte aux siens, ni l’attachement qui nous lie à ce qui nous est cher, ni ce qui est précieux ou utile, ni la passion des plaisirs de ce monde ne s’auraient l’égaler.

L’amour de Dieu est d’ailleurs différent de l’amour que l’on porte aux êtres et aux choses tant par l’objet que par le niveau.

L’amour de ce qui est humain ou terrestre est un attachement limité, relatif, variable, fragile dans son essence. L’amour que Dieu nous inspire est une tendance plus ou moins irrésistible vers l’infini selon la grâce qui l’anime et la volonté qui le soutient. Il suppose donc, s’il est sincère, dès ses débuts, un terrible effort pour réduire d’abord et annihiler ensuite toutes les autres tendances.

L’amour de Dieu est une tendance au surpassement, comportant le renoncement à tout et l’oubli de soi-même. C’est un sacrifice immense, l’abandon de tout ce qui n’est pas Lui, une vision de l’unité ramenant la pluralité universelle a Lui, une sorte de retraite de l’âme en Lui. On devine la portée donnée à ce verset par les mystiques de l’islam comme fondement du détachement de tout ce que le monde offre et de l‘amour ardent qu’ils portent à Dieu.

Ainsi, le verset loue ceux qui abandonnent leurs maisons, leurs richesses et leur vie pour accomplir la petite guerre sainte. Le combat pour la cause de Dieu est exclusif de tout détachement.

La grande guerre sainte est la victoire de l’Etre absolu sur l’existence relative. Pour la mener à terme, le croyant doit abandonner le domaine du soi et passer au-delà du désir pour les deux mondes d’ici-bas et de l’au-delà, pour s’envoler vers Dieu.

Il s’agit d’échapper à la multiplicité dispersante et mortelle de tout ce qui « étant autre que Lui », n’est pas ; il faut notamment échapper au péché parce que celui-ci implique un amour pratiquement « total » pour la créature ou le créé, donc détourné de Dieu ; amour dilapidé pour ce qui est au-dessous de notre personnalité immortelle.

Il doit d’abord s’écarter de tout ce qui est autre que l’Absolu. Ainsi que le dit le Prophète (B et S) ; « …Les deux mondes sont interdits aux hommes de Dieu ».  Il doit ensuite abandonner sa propre existence et s’oublier soi-même pour l’Amour de Dieu. Ainsi que le recommande le Prophète (B et S) : « meurs avant de mourir », c'est-à-dire meurs volontairement avant que tu ne sois forcé de mourir par nécessité.

Le relatif ne peut pas comprendre l’Absolu ; la partie doit se confondre avec le Tout pour mieux appréhender le Tout de manière par nécessiter.

Dieu dit : « Allâh fera venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime » (Al-Maîda, la Table servie, V, 54). L’amour de Dieu pour l’homme précède l’amour de l’homme pour Dieu. Aussi Dieu aime t-il l’esclave avant que celui-ci ne L’aime. Cette voie ne sera jamais parcourue sans l’aide et la grâce de Dieu. Comme un courant qui vous attire, c’est quelque chose qui vous est donné et qui ne s’apprend pas. Toutefois, nous avons vu que l’effort est parti intégrante de la grâce ; donc « efforce-toi tant que tu peux », car rien ne prouve que tous ceux qui poursuivent une gazelle peuvent la capturer ; cependant, celui qui l’attraperait a dû courir après elle.

Dieu dit : « Ceux qui croient ont un grand amour pour Dieu » (Joseph : XII, 160) ; « Quiconque Me cherche, Me trouvera. Quiconque Me trouve Me connaîtra. Quiconque Me connaît M’aimera. Quiconque M’aime, aura un grand amour pour Moi. Quiconque a un grand amour pour moi, Je l’aimerai. Quiconque J’aime, Je le tuerai et quiconque Je tue Je paierai pour Son sang. Je suis Moi-même le prix pour son sang » (hadith qudsi).

Alors que l’amour temporel vient de la beauté des formes éphémères et, comme elle, est aussi éphémère, l’Amour divin, par contre, est une abondance et une passion qui vient de l’Aimé Absolu et qui descend dans le cœur de l’amant sincère. Ainsi, en un sens, l’amour de l’homme est le résultat de l’Amour de Dieu ; l’Amour étant un Attribut de la Volonté de Dieu, Sa volonté étant un attribut de Son Essence. Et la création des êtres vivants est un des résultats de la Volonté. Quand Dieu comble d’amour l’élu, ou ceux qu’Il a choisis, cela ‘appelle « grâce » et quand Il comble d’amour l’élu des élus, cela s’appelle « générosité » ! Dieu dit à cet égard : « J’ai parachevé mes générosités en vous » (al-Mâida, La Table servie, V, 3). Le verset se réfère à la générosité qui s’appelle « sainteté » (Wilâya).

En raison de cette faveur, Dieu fait disparaître l’existence de l’amant en tant que amant et le ramène à l’état de « fana », le moi ayant disparu. Alors, propulsé de l’état de fana à l’état de « baqa » (permanence dans l’aimé). Dans cet état, l’existence relative de l’amant a disparu et l’existence absolue de l’Aimé apparaît manifeste. Grâce à la lumière de Dieu, la réalité peut être perçue comme elle. C’est le sens de ces paroles de l’Envoyé de Dieu (B et S) : « O Dieu, montre moi les choses telles qu’elles sont vraiment ».

Le fondement du monde créé est l’Amour. Tout mouvement, toute activité, toute lumière à travers l’Univers entier, provient des rayons de l’Amour et la vraie perfection doit être recherchée dans et à travers l’Amour.

L’Amour est la somme de toutes les perfections qui sont dans l’absolue d’un individu ; c’est pourquoi, il constitue l’Essence de l’Unité absolue. « L’Amour dissipe toute difficulté et rend net le miroir du cœur ». L’Amour est le maître du Cœur, lequel doit, au préalable, se vider de tout ce qui n’est pas amour de sorte que l’Amour puisse s’y loger. Cependant, l’Amour quand il arrive, brûle et consume chaque chose à part l’Aimé. Ainsi, par lui-même, l’Amour vide la maison.

Le vrai disciple tidjâni brûle intérieurement avec le feu de l’Amour alors qu’extérieurement il vit en harmonie avec tout le monde. Chacun de ses actes tend vers la perfection. Intérieurement, il y parvient grâce à l’exhortation de Dieu. Extérieurement, il tend vers la perfection en vivant et en étant en harmonie avec tout le monde.
 
Extérieurement, le disciple Tidjâni est parmi les gens et en paix avec eux, aimable avec tout le monde, alors qu’intérieurement, il est avec Dieu et étranger avec les gens ; en fait, il est solitaire.

L’être intérieur doit refléter le comportement extérieur ; se comporter humblement sans être vraiment désintéressé dans son cœur n’a pas de valeur pour un disciple Tidjâni.